Des experts s’alarment sur l’immobilier genevois

Immobilier UBS et le consultant E&Y prévoient une baisse des prix des bureaux dans les régions périphériques.

Par Roland Rossier 18.01.2018 

Après Zurich, jugé par UBS comme le cœur du «triangle de croissance» de la Suisse dans le domaine de l’immobilier commercial, Genève est traditionnellement la seconde zone helvétique qui retient le plus l’attention des investisseurs.

Mais dans une étude rendue publique jeudi, les experts du géant bancaire se montrent alarmistes sur Genève: «C’est dans les régions économiques de Genève et du Glattal-Furttal (ndlr: région située au nord de Zurich) que les investisseurs encourent les plus grands risques.» Les spécialistes du groupe bancaire ajoutent que, dans ces zones, «les taux de surfaces disponibles les plus élevés de Suisse (plus de 10%) et la forte augmentation des bureaux mis sur le marché par rapport à l’année précédente entraînent des risques considérables pour les bailleurs».

Pour sa part, le consultant E&Y estime que, s’agissant des immeubles de bureaux mais aussi du commerce de détail, «les centres économiques que sont Genève et Zurich restent en tête» en termes d’attrait pour les investisseurs, aussi bien suisses qu’étrangers. Comme en 2016, ajoute E&Y, Zurich est le site suisse «le plus séduisant» dans le domaine du commerce de détail. Près d’un tiers de ses relations d’affaires sondées compte privilégier le Grand Zurich cette année, alors que seuls 8% d’entre eux songent à la région genevoise, qui a notamment pour particularité le fait d’être plus frontalement concurrencée par la France voisine.

En revanche, 20% des investisseurs s’intéresseront cette année à Genève dans le secteur des bureaux. Zurich semble moins les attirer (16%), la cité des bords de la Limmat étant même dépassée par Bâle (18%). Lausanne suit ensuite en cinquième position, derrière Berne et à égalité avec Lucerne, remportant 9% de ces «suffrages». Afin de déceler la présence de «bulles spéculatives», UBS a aussi comparé vingt grandes villes au niveau international. Selon les experts du groupe financier, Toronto est la métropole qui présente le plus de risques de «bulle immobilière», avant Stockholm et Munich. Sous cet angle, aucune des deux grandes villes suisses examinées (Zurich et Genève) ne figure dans le haut du classement. Zurich ne pointe qu’au 12e rang, et Genève en 15e place, avant Boston, Singapour, New York, Milan et Chicago. R.R. (TDG)

Créé: 18.01.2018

Auteur:

TDG

Date de création:

24/05/2018